Mettez votre famille à l'abri d'un coup dur
Décès, invalidité, séparation : personne n'aime y penser, mais quelques décisions prises à temps changent tout pour votre conjoint et vos enfants. Les solutions, expliquées simplement.
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Ce qui se passe vraiment en cas de coup dur
Au décès d'un parent, les revenus du foyer chutent brutalement, alors que les dépenses restent : loyer ou crédit, études des enfants, vie quotidienne. Les prestations des régimes obligatoires, comme le capital décès ou la pension de réversion, sont souvent limitées et soumises à conditions.
Le conjoint survivant n'est pas toujours aussi protégé qu'on le croit. Les partenaires de PACS et les concubins n'héritent pas l'un de l'autre sans testament, et les concubins paient des droits de succession très élevés.
Une invalidité peut être plus lourde encore qu'un décès : les revenus baissent, et des dépenses nouvelles apparaissent, comme l'aménagement du logement ou l'aide à domicile.
Enfin, la famille d'aujourd'hui est souvent recomposée. Sans organisation, la loi répartit le patrimoine selon des règles qui ne correspondent pas forcément à vos souhaits.
Beaucoup de foyers pensent être couverts par la prévoyance de leur employeur ou par l'assurance de leur crédit. Ces contrats existent, mais leurs garanties sont souvent limitées : un capital décès équivalent à une ou deux années de salaire, une assurance emprunteur qui ne rembourse que la part du défunt. Faire l'inventaire de ce qui existe est la première étape.
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Les solutions d'assurance
- L'assurance décès
- Elle verse un capital ou une rente aux bénéficiaires de votre choix. Le capital transmis bénéficie en général d'une fiscalité avantageuse.
- La garantie invalidité
- Une rente ou un capital si vous ne pouvez plus travailler, pour compenser la perte de revenus. Vérifiez la définition de l'invalidité retenue par le contrat.
- La rente éducation
- Une rente versée à chaque enfant jusqu'à la fin de ses études, pour financer son éducation quoi qu'il arrive.
- La rente de conjoint
- Une rente viagère ou temporaire versée au conjoint, pour maintenir son niveau de vie le temps nécessaire.
- L'assurance emprunteur
- Elle rembourse tout ou partie du crédit immobilier en cas de décès ou d'invalidité. Vous pouvez en changer pour un contrat aux garanties équivalentes, souvent moins cher.
- La garantie des accidents de la vie
- Elle indemnise les accidents de la vie privée (chute, accident domestique ou de loisir) pour toute la famille, au-delà de ce que couvrent les autres contrats.
Protéger son conjoint : les outils juridiques
Le régime matrimonial. Le contrat de mariage détermine ce qui appartient à chacun et ce qui revient au survivant. Certains aménagements, comme la clause d'attribution intégrale de la communauté, renforcent fortement la protection du conjoint. Ils se décident chez le notaire.
La donation entre époux, ou donation au dernier vivant. Elle élargit les droits du conjoint survivant dans la succession, en lui laissant le choix entre plusieurs options : tout en usufruit, une part en pleine propriété, ou une combinaison des deux. Elle est simple à mettre en place chez le notaire.
Le testament. Pour les partenaires de PACS, il est indispensable : sans testament, le partenaire survivant n'hérite pas. Le partenaire de PACS désigné par testament est exonéré de droits de succession, comme le conjoint marié.
Le mandat de protection future. Il permet de désigner à l'avance la personne qui gérera vos biens et s'occupera de vous si vous ne pouvez plus le faire, sans passer par une tutelle décidée par le juge.
La clause bénéficiaire de l'assurance-vie. Elle désigne qui recevra les capitaux. Une rédaction précise, par exemple « mon conjoint, à défaut mes enfants nés ou à naître, par parts égales », évite les mauvaises surprises. Mettez-la à jour après un mariage, une naissance ou une séparation.
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Les pièges à éviter
- Croire que le PACS protège comme le mariage
- Sans testament, le partenaire de PACS n'hérite de rien.
- Garder une clause bénéficiaire standard
- Après une séparation ou une recomposition familiale, elle peut désigner la mauvaise personne.
- Sous-assurer son crédit immobilier
- Une quotité trop faible laisse une dette au conjoint survivant.
- Oublier les enfants d'une première union
- Les familles recomposées demandent une organisation précise pour protéger chacun.
- Mal déclarer son état de santé
- Une fausse déclaration peut priver la famille de l'indemnisation.
- Ne jamais revoir ses contrats
- Les besoins évoluent avec les enfants, les crédits et les revenus.
Calculer le bon niveau de protection
Le besoin de protection se calcule simplement, en trois étapes. D'abord, ce qu'il faudrait rembourser : crédit immobilier non couvert, crédits à la consommation, dettes professionnelles.
Ensuite, ce qu'il faudrait remplacer : la part de revenus que le foyer perdrait, pendant le nombre d'années nécessaire pour que les enfants deviennent autonomes ou que le conjoint s'organise.
Enfin, ce qu'il faudrait financer : les études des enfants, l'adaptation du logement en cas d'invalidité, les frais d'obsèques et de succession.
On retranche ensuite ce qui existe déjà : prestations des régimes obligatoires, prévoyance de l'employeur, assurance emprunteur, épargne disponible. La différence est le montant à couvrir. Le conseiller fait ce calcul avec vous, poste par poste.
Capital ou rente ? Un capital laisse une grande liberté à ceux qui le reçoivent, mais il doit être bien géré. Une rente, versée chaque mois pendant une durée choisie, sécurise le budget du foyer et le financement des études. Beaucoup de familles combinent les deux : un capital pour solder les dettes, une rente pour remplacer les revenus.
Familles recomposées. Les enfants de chacun n'ont pas les mêmes droits vis-à-vis du beau-parent : sans organisation, un enfant peut se retrouver en indivision avec le conjoint de son parent. Assurance-vie, donation-partage et testament permettent d'équilibrer la situation.
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Une autre question ? Posez-la au conseiller pendant votre bilan : il est là pour ça.
Mon bilan offertMon conjoint hérite-t-il automatiquement ?
Le conjoint marié est héritier. Avec des enfants communs, il dispose d'une option entre plusieurs parts prévues par la loi. Une donation entre époux élargit ses options.
Les partenaires de PACS et les concubins peuvent-ils se protéger ?
Oui : le testament est indispensable pour le PACS, et l'assurance-vie est l'outil principal pour les concubins, qui paient sinon des droits de succession très élevés.
Quel capital décès prévoir ?
On part en général des dettes à rembourser, des années de revenus à remplacer et du coût des études des enfants. Le conseiller calcule le besoin réel avec vous.
Assurance décès ou assurance-vie : quelle différence ?
L'assurance décès verse un capital seulement en cas de décès, contre une cotisation. L'assurance-vie est un placement : l'argent vous appartient de votre vivant et revient aux bénéficiaires à votre décès.
Comment protéger les enfants d'une famille recomposée ?
Testament, donation-partage, clause bénéficiaire et choix du régime matrimonial permettent d'équilibrer les droits de chacun. C'est une situation où le conseiller et le notaire travaillent ensemble.
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